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La montre-solaire du musée
Disponible à la boutique du musée ou par commande à info@espacehorloger.ch
Un objet maison, des compétences régionales
C’est en 2014 que la commission horlogère de l’Espace Horloger a donné mandat à quelques-uns de ses membres afin de trouver un moyen de développer un instrument de mesure du temps qui serait conçu et produit pour le Musée. Le but étant de créer un objet simple qui fait appel au savoir-faire d’aujourd’hui et à des connaissances ancestrales indiscutables. Une volonté d’amener un large public à redécouvrir la simple notion du temps qui passe et qui est depuis longtemps oubliée.  C’est bien dans la perspective de prendre le temps de « voir » le temps, d’être interpellé par la nature, les astres, la lumière qui nous entourent , que l’Espace Horloger s’est donné la mission de créer cet instrument : la montre-solaire.
 
Elle est produite en bois et en laiton : le travail du bois, une tradition ancestrale d’artisans  de la Vallée qui ont su maîtriser leur environnement et évoluer au cours des siècles. L’entreprise J.Bodenmann Ebénisterie en est le maître d’œuvre. Elle a su mettre dans l’objet une partie de l’âme de la Vallée de Joux : une part de nature, d’horlogerie et de tradition du savoir-faire combier. La microtechnique est aussi à l’honneur car les pièces en laiton ont été réalisées en partie par l’Ecole Technique de la Vallée de Joux, ses élèves entourés de leurs professeurs. L’association Astroval, experte dans l’observation et la connaissance des astres et l’histoire de l’astronomie, a certifié la précision de l’objet.  La montre-solaire est présentée dans un magnifique écrin qui lui apporte  la touche finale d’un produit bien manufacturé.

Un objet didactique
La mesure du temps et la fuite des jours ont toujours interpellé notre condition humaine en relation avec le mouvement des astres. Les locutions suivantes : “Sine sole sileo”, sans soleil silence en latin ou “lou tselon lui”, le soleil luit en patois combier, apposées au fronton de cadrans solaires verticaux, résument les sautes d’humeurs météorologiques auxquelles la montre solaire est soumise.
 
L’Espace Horloger a créé spécialement  ce modèle didactique, orienté au nord, pour initier le grand public à l’art de mesurer le temps.
 
La montre solaire permet de vivre à l’heure vraie, alors qu’une montre, qu’elle soit mécanique ou à quartz, indique une heure moyenne. En effet, la terre est inclinée sur son axe et tourne sur une orbite elliptique. De ce phénomène résulte “l’équation du temps”: celle-ci varie d’environ +/- 15 minutes tout au long de l’année. Mieux encore, le temps solaire vrai et le temps moyen ne coïncident     parfaitement que quatre jours tout au long de l’année, soit les 16 avril, 14 juin, 2 septembre et 25 décembre.
 
Est-ce que le temps passe devant nous ou passons-nous devant le temps ?
Virgile déclamait “Déjà fument les toits dans les lointains plus sombres, et tombant des sommets s’agrandissent les ombres”. Depuis toujours, l’homme harmonise ses activités en regard de la marche du soleil ; Hérodote rapporte que le premier gnomon, du mot grec signifiant indicateur, date de 540 avant Jésus-Christ.
 
Les Romains divisent le jour et la nuit en deux fois quatre phases “le crépuscule, l’heure du coucher, la pleine nuit, au chant du coq et de bonne heure, puis le soleil monte, midi et le soleil descend”.
 
Dans un domaine plus terre à terre, le poète comique romain Plaute écrivait dans sa Béotienne bien avant notre ère “Que les dieux confondent le premier qui inventa la division des heures, le premier qui plaça dans cette ville un cadran solaire. Il nous a coupé le jour en tranches pour notre malheur. Dans mon enfance, il n’y avait pas d’autre cadran que mon ventre.”
 
L’histoire biblique, vers 710 avant Jésus-Christ, fait référence au roi Ezéchias, malade, qui reçoit un signe de Dieu suite à sa prière : l’ombre reculera de dix degrés sur le célèbre escalier d’Achaz. Et c’est ici que la puissance de Celui qui a créé les astres, après avoir dans un premier temps séparé la lumière d’avec les ténèbres, se révèle. Non seulement il a donné à l’homme l‘intelligence de mesurer le temps, mais dans ce cas précis, il le guérit tout en manifestant son autorité sur la grande horloge céleste.
Après les concrétisations de l’empire grec et leurs recherches en astronomie, l’amélioration décisive dans la réalisation de montres solaires prend son origine dans la civilisation arabe. Ils remplacent le gnomon vertical ou horizontal par un style pointé vers le pôle céleste, soit parallèle à l’axe de la terre.
 
Aujourd’hui encore, cet instrument est bénéficiaire de toute une réflexion technique et astronomique. Après la pierre rudimentaire gravée, l’indicateur d’ombre de Thoutmôsis, les obélisques ou le bâton du berger, la montre solaire nous relie, encore et toujours, à l’astre du jour. Invariablement son style, fine baguette, secteur plein ou évidé a son inclinaison correspondant à la latitude du lieu d’observation. De toutes les sentences évoquées sur divers instruments, rappelons-en une “je ne marque que les heures claires”.

Descriptif technique
 
Montre-solaire horizontale
, latitude 46.6 (Vallée de Joux) :
  • bois d’alisier, vernis naturel.
  • Style rangé sur le côté dans une niche fermée par une pièce coulissante.
  • Emballage : écrin avec notices historiques et mode d’emploi.
  • Prix: CHF 190.-
  • Fournitures (option) : housse de protection 
Montre-solaire équinoxiale, réglable selon la latitude :
  • bois d’alisier,  vernis naturel et pièces usinées en laiton.
  • Cadran inclinable selon la latitude choisie.
  • Boussole et niveau.
  • Emballage : écrin avec notices historiques et mode d’emploi.
  • Prix: CHF 510.-
  • Fournitures (option) : housse de protection